Actualités / Enfance / Jeunesse - mardi 17 février 2015 - (5 images)

L’art d’Erró, du musée à l’atelier

CHAQUE jour, ces artistes en herbe âgés de 6 à 12 ans pratiquent trois activités en petits groupes : danse, théâtre, arts plastiques pour les uns ; danse, arts plastiques et jeux pour les autres. Ces stages, organisés depuis de nombreuses années par la ville, sont associés à des sorties culturelles, des thématiques.

Il s’agit cette fois d’emmener les enfants au musée d’art contemporain de Lyon, pour découvrir l’œuvre du peintre islandais Erró. La visite a lieu mercredi 11 février. elle permet au jeune public de voir une partie de la rétrospective. La consigne est de bien observer et tenter de mémoriser quelque composition, certains frag- ments, détails. Les enfants apprécient le foisonnement des collages, des tableaux, des couleurs, l’accumulation des images. ils cherchent à identifier des formes, reconnaître telle ou telle figure. “Il y a mes héros préférés, pleins de personnages de BD”, dit une petite fille. Le travail de l’artiste les impressionne, tout comme “le temps qu’il doit falloir pour faire un tableau comme ça !”. Les jeunes vaudais attirés par les super héros, mais pas seulement, constatent que la peinture d’Erró parle d’histoire, de politique, de guerre... Peignant l’état du monde, le chaos d’une humanité souvent à feu et à sang, l’artiste explique dans le catalogue de l’exposition : “Il me semble que je suis une sorte de chroniqueur, de reporter, dans une énorme agence qui rassemblerait toutes les images du monde et que je ne suis là que pour en faire la synthèse”.

 

Des héros en pagaille

A l’atelier, les plasticiens proposent aux enfants de s’inspirer des créations d’erró. a l’ecoin, Hubert Daronnat leur montre quelques œuvres de la série des “méca-make-up”, des collages ou peintures plutôt surréalistes jouant de la transformation d’objets, associant souvent des machines et des visages. “Les enfants commencent par dessiner un objet de leur choix, qui sera le point de départ d’un personnage composite”, décrit Hubert. un tambour, une poubelle, une voiture, un avion, un livre ouvert... Voilà des corps auxquels s’ajoutent des règles, des pneus, des vio- loncelles en guise de bras, un abat-jour en guise de tête. Les dessins servent à créer des figures en bas relief dans l’argile.
A Gagarine, sous la conduite de l’illustrateur Didier Boisson, les stagiaires expérimentent le collage. avant d’a- voir vu l’exposition, “ils dessinent des fragments de corps, des personnages et des animaux réels ou imaginaires, en usant de différentes techniques”, indique Didier. Après la visite du musée, ils ajoutent des petites choses prises dans les tableaux d’Erró. Partant de cela, chacun constitue sa propre banque d’images découpées, compose avec et procède au collage sur un support vierge. A chacun sa proposition à la manière d’Erró qui, via l’association d’images et d’idées, raconte des petites histoires.

Fabienne Machurat

 

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