Actualités / Enfance / Jeunesse - mercredi 02 septembre 2015

“Nous mettons les moyens humains et financiers nécessaires pour offrir de la qualité aux enfants”

Quels sont les effectifs de cette rentrée ?

Nous recensons 7090 élèves contre 6906 l’an dernier. Soit 184 élèves en plus. En effet, nous avons eu de nombreuses naissances et aussi une vague de nouveaux habitants. Depuis cinq ans, la hausse de nos effectifs est constante.

 

Quel est votre avis sur la scolarité à deux ans ?

Elle fait partie de nos objectifs, motivée par l’augmentation du nombre d’écoliers. Cela nous permet de libérer des berceaux en crèche et répond à notre volonté politique de socialisation des enfants dès leur plus jeune âge. Nous menons d’ailleurs un projet avec l’Education nationale : le Labolangage mis en place, à titre expérimental, à l’école Jean-Vilar par les instituteurs et les Atsem, sur l’apprentissage de la vie en collectivité, le savoir vivre ensemble. Ce projet a porté ses fruits et sera reconduit à la rentrée et développé dans d’autres écoles.

La carte scolaire a-t-elle été modifiée ?

Oui, au Centre, sur les secteurs King/France/Mistral, pour permettre la création du nouveau groupe scolaire Beauverie. Au sud, l’école Croizat arrive à saturation, nous avons demandé, en concertation avec l’inspection académique et les directions des écoles, que les nouveaux élèves puissent intégrer les groupes scolaires Curie et Neruda.

 

L’Ecole numérique est une des priorités du mandat. Où en êtes-vous?

Elle est mise en place dès cette rentrée, en lien avec la Métropole. Concrètement, les écoles sont dotées de 24 tablettes numériques par établissement. sont pour l’instant concernés le collège Césaire et les écoles de secteur. En 2016, le collège Duclos et les écoles du sud intégreront le dispositif qui sera étendu au Village en 2017. L’effort financier est de taille, mais avons pu compter sur l’aide de l’Etat.

 

L’apprentissage des langues étrangères fait-il aussi partie de vos priorités ?

Dans le cadre du périscolaire nous mettons en place, dans les écoles primaires, dès la rentrée, des ateliers de découverte de la langue chinoise et anglaise. C’est effectivement un apprentissage que nous souhaitons développer.

 

Quel bilan tirez-vous des rythmes scolaires initiés l’année dernière en maternelle et en primaire, et quel- les sont les nouveautés pour cette rentrée ?

Concernant les maternelles, nous avons eu un retour assez mitigé. Cette année, nous allons faire porter nos efforts essentiellement sur les activités d’éveil aux arts et à la lecture.

Pour le primaire, nous allons insister sur un axe peu développé l’an dernier, à savoir la citoyenneté et le développement durable. sur ce deuxième point l’action sera menée en collaboration avec l’association Les croqueurs de pommes. Les activités périscolaires vont démarrer le 5 octobre, mais l’accueil sera effectif dès le premier jour de la rentrée, tout comme la restauration scolaire et le temps méridien du matin. Une nouvelle organisation est prévue au niveau des horaires : Les enfants auront le choix entre un accueil avec des ateliers récréatifs et des départs échelonnés possibles, ou l’accès à deux heures d’activités pédagogiques. nous nous sommes rendu compte qu’une heure d’activité n’était pas suffisante pour que l’enfant puisse en profiter pleinement.

Le gouvernement a annoncé l’octroi de crédits supplémentaires pour asseoir la réforme des rythmes sco- laires. Y aura-t-il une répercussion sur la commune ?

Oui tout à fait ; le périscolaire reçoit un financement de la Direction départe- mentale de la cohésion sociale (DDCS) et une aide de la CAF. Ces moyens financiers nous ont permis de former des animateurs au Brevet d’aptitude aux fonctions de directeur (BAFD). De plus, dès la rentrée, en terme d’organisation, au sein de chaque établissement sera ouvert un centre de loisirs dédié au périscolaire, avec son référent.

 

Quelle politique éducative entendez-vous mener pour les années à venir ?

Nous avons toujours dit que l’éducation est notre priorité et nous tiendrons nos engagements. pour cela nous mettons les moyens financiers et humains nécessaires pour offrir de la qualité aux enfants, aussi bien au niveau du temps périscolaire, que du temps méridien et scolaire, dans ce temps partagé avec d’autres enfants. nous veillons à ce que les effectifs par classe ne dépassent pas 25 à 28 élèves. Nous sommes présents aux Conseils d’écoles pour faire le lien entre la municipalité, les enseignants et les parents.

 

Comment atteindre les objectifs du gouvernement à Vaulx-en-Velin, à savoir diviser par deux le nombre de jeunes sortant de l’école sans qualification ?

Le recrutement de jeunes sans qualification, mais aussi avec qualification fait aussi partie de nos engagements. il se fait en fonction de nos besoins et sous la forme de contrats d’avenir en lien avec la Mission locale, le service Médiation Jeunesse et la direction des ressources humaines. Certains ont été embauchés sur des fonctions d’animateurs en périscolaire mais aussi dans les crèches et en hygiène et restauration. nous donnons priorité aux jeunes Vaudais.

 

La Ville est chargée de l’élémentaire tout en ciblant la réussite éducative. Comment travaillez-vous avec toute la communauté éducative, notamment contre le décrochage scolaire ?

Nous travaillons avec les principaux de collèges et les proviseurs des deux lycées sur le projet éducatif global (PEG). Au niveau du primaire, nous menons l’action Coup de pouce desti- née à des élèves du CP pour lutter contre l’illettrisme et le décrochage scolaire. nous allons faire un état des lieux en septembre pour voir s’il est nécessaire d’augmenter le nombre de clubs cette année. Le lancement de cette action a lieu après les vacances de la Toussaint. Elle reçoit le soutien du rotary club de Vaulx-en-Velin. Il y a également les activités d’accompagnement à la scolarité, conduites avec l’Education nationale.

Propos recueillis par Rochdi Chaabnia et Jeanne paillard

 

 

 

 

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