Actualités / Cadre de vie - mercredi 03 juin 2015

Au fil des missions des agents de prévention

LESAGENTS DE PREVENTIONS assurent la sécurité des piétons à la sortie des écoles, sont présents aux abords des lieux culturels sur les parkings notamment sur le marché du Mas du Taureau ; dans les parcs et les jardins. “Nous leur demandons de discuter, de ne pas rester passifs, ce ne sont pas des agents de sécurité. L’objectif est de prévenir les risques et les conflits”, souligne Michel Da Silva, directeur du service Prévention et Sécurité urbaine (DPSU) de la ville, dont ils dépendent.

Leur présence sur le terrain est facteur de “régulation sociale et permet de faire remonter des dysfonctionnements sur la voie publique ou dans les espaces publics”, ajoute-t-il. Une responsabilité que les agents eux-mêmes ont bien en tête, comme leurs témoignages le prouvent.

 

Un travail de proximité

Nourredine Bouguettouff, Vaudais depuis 45 ans se targue d’avoir eu une première expérience dans ce métier lorsque la mission a été lancée sur Vaulx-en-Velin : “C’était vers 1994, ce n’était pas le même travail, il fallait seulement assurer la sécurité des enfants à la sortie des écoles. Ce qui me plaît c’est le fait de dialoguer, de faire de la médiation”.  

Lui aussi agent de prévention, Abderrahmane Sahay s’y connaît en médiation en tant que sportif : “Je suis entraîneur de gardien de but à l’Olympique de Vaulx”. Le fair-play, c’est donc son domaine, et il en faut lorsque des automobilistes s’acharnent à vouloir se garer sur les trottoirs. C’est malheureusement monnaie courante et tous déplorent cette attitude désinvolte. “Nous sommes là pour essayer de convaincre les gens de se garer ailleurs. Mais, notre rôle n’est pas de verbaliser. Ça, c’est du ressort de la police municipale”. Lorsque le ton se durcit, les agents n’hésitent pas à faire appel à elle. “Nous faisons de la prévention, pas la loi”, soutient Anne-Laure Ramaye.

Le sourire toujours aux lèvres, Raymonde Rizoud aborde chacune de ses tâches avec plaisir. “J’avais travaillé auparavant comme Agent de prévention, médiation et information (AMI) pour les TCL. J’ai voulu retrouver cette ambiance de travail”, confie-t-elle.

Une ambiance plutôt bon enfant partagée avec ses autres collègues en majorité masculins. L’équipe compte en effet seulement trois femmes.

Anne-Laure Ramaye, elle, a trente ans. La jeune femme apprécie la polyvalence du poste et surtout de travailler en extérieur : “A la base, j’ai une formation en comptabilité, mais ça ne me plaît pas d’être enfermée dans un bureau. J’ai besoin d’être active”. Parallèlement, elle suit une formation pour acquérir les compétences d’agent d’entretien.

 

Contrats d’accompagnement à l’emploi
Ces agents sont tous engagés dans un processus de formation”, commente Michel Da Silva qui rappelle que le métier s’adresse à un public spécifique recruté par l’intermédiaire de Pôle emploi ou de la Mission locale : “Il s’agit d’un Contrat d’accompagnement à l’emploi (CAE) d’une durée d’un an éventuellement renouvelable une fois”, pour- suit-il.
L’objectif visé par l’employeur, en l’occurrence la Ville, est avant tout de “remettre le pied à l’étrier pour que cela leur serve de tremplin. Nous poussons chacun des agents à avoir un vrai projet professionnel”, ajoute le directeur.

Jeanne Paillard

Flexibilité et souplesse

Les agents effectuent 30 heures par semaine et doivent se rendre disponibles en fonction des besoins du service, que se soit le week-end ou le soir. Cela demande une organisation très précise et une connaissance de toutes les manifestations sportives ou culturelles qui ont lieu sur la ville.

 

 

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