Actualités / Société - mardi 20 octobre 2015 - (2 images)

Open data ma ville chiffres

DE PLUS EN PLUS de collectivités ouvrent leurs données aux citoyens. C’est ce qu’on appelle l’open data. Il y a quelques jours, le projet du Gouvernement inscrivant le principe de gratuité des données publiques dans la loi a été voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, l’open data français franchit un nouveau cap avec 20 000 jeux de données à disposition sur www.data.gouv.fr. “La mise à disposition des données publiques est un levier considérable de création de valeur économique et sociale. C’est aussi un levier de rénovation de la démocratie vers un modèle plus transparent et plus collaboratif”, se félicite Clotilde Valter, secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat et à la simplification, chargée de coordonner l’action du gouvernement en matière de transparence des données publiques. Qu'en est-il pour Vaulx-en-Velin ? Le point avec Jacques Archer, conseiller municipal délégué au Développement du numérique, aux Grandes écoles et à la Culture scientifique.

On entend beaucoup parler d’open data. Est-ce une démarche à laquelle la Municipalité est attachée ?

Nous avons effectivement la volonté de tendre vers la ville intelligente et vers la transparence dans toutes nos actions et cela passe par l’open data. Nous l’avons prouvé dès notre arrivée avec la mise en ligne de toutes les séances du Conseil municipal. Ce- pendant, les données numériques, ce ne sont pas qu’une succession de chiffres ou de documents. C’est aussi permettre aux citoyens de faire tout un tas de démarches de façon dématérialisée, comme le paiement de la restauration scolaire et les inscriptions en centre de loisirs.

Êtes-vous sensible personnellement à cette idée de partage de données ?

J’ai fait toute ma carrière dans l’informatique, donc c’est une notion qui m’est tout à fait familière. D’ailleurs, aux Hospices civils de Lyon, j’ai travaillé à de l’open data médical entre les différents hôpitaux de la région.

 On dit que la ville a beaucoup de retard en terme d'accès au numérique. Cela  reste un frein au développement du partage des données ?

 Il reste en effet beaucoup de chemin pour rattraper le retard accumulé. Un retard que nous rattraperons d’autant mieux quand la commune sera câblée très haut débit. Pour donner accès aux données publiques, il faut que nous favorisions le passage au numérique des lieux publics avec l’installation d’ordinateurs et de bornes à l’hôtel de ville, dans les bibliothèques et les centres sociaux. Car avoir des données publiques c’est bien, mais encore faut-il pouvoir aller chercher ces informations. On ne veut pas faire rentrer le numérique dans la ville, mais bien la ville dans le numérique.

 Selon vous, quelles sont les données les plus utiles à rendre accessible au public ?

Il faut voir ce qui intéresse les habitants. Ne pas libérer les donner comme on dit, simplement pour les libérer, mais bien d’apporter un service utile à la population. Nous travaillons par exemple à un catalogue numérique des associations vaudaises. Cela semble simple, mais c’est une chose qui manquait et qui sert beaucoup aux habitants. Idem avec les informations à destination des retraités ou les avis publics affichés devant la mairie. Ils pourraient tout à fait être consultables sur internet. Plus largement, les services municipaux travaillent à la numérisation de tous les courriers reçus en mairie, afin que l’on puisse avoir un suivi numérique de toutes les demandes.

N’avez-vous pas peur qu’en donnant la possibilité à chacun d’accéder à ces données, certaines soient utilisées à mauvais escient ?

Je ne pense pas. C’est à nous de vérifier quelles sont celles qui peuvent être rendues publiques ou non. Si une donnée est ouverte, c’est qu’elle est non sensible. Dans tous les cas, nous veillerons bien sûr à ce que les documents qui peuvent présenter une atteinte au respect de la vie privée ou bien à la sécurité publique soient protégés.

Propos recueillis par Maxence Knepper

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